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Aperçu historique
La Casa de la
Madre y el Niño fut fondée en 1942 par María López Escobar. La situation des
enfants sans famille impulsa sa fondatrice à développer ce programme pionnier.
L’image des bébés non désirés, déposés dans les bureaux d’Aide sociale, l’ont
menée à chercher la façon de leur offrir de l’amour, du respect, un foyer et la
possibilité d’avoir une famille voulant les accueillir, au lieu d’être envoyés à
l’hospice où, faute d’identité et de nom, ils étaient enregistrés sous le nom du
directeur du moment. L’esprit actif et inlassable de Madame López, joint aux
efforts valeureux des premières collaboratrices –toutes des volontaires pleines
de créativité et d’imagination – a rendu possible le fonctionnement de La Casa.
Elles ont ouvert un espace prépondérant dans leur vie de tous les jours pour
s’occuper des enfants qui nécessitaient des soins spéciaux. Aussi ont-elles
fabriqué une incubatrice pour les nouveau-nés prématurés en utilisant des
éléments empiriques.
L’idée qu’avait la société
colombienne à ce moment là sur l’adoption a commencé à évoluer grâce à la
ténacité de la directrice et des volontaires de La Casa. Ce changement a
également eu une influence positive sur le niveau de confiance et de crédibilité
des couples colombiens et étrangers, qui ont contribué à dessiner des milliers
de sourires au sein des foyers adoptifs.
L’intelligence, le sens de la
gestion et la personnalité entreprenante de María López de Escobar ont permis de
cristalliser cette oeuvre. Sa durabilité et sa prolongation dépendaient d’une
personne avec un esprit et une vocation de service comme ceux de sa fondatrice,
de quelqu’un engagé comme elle. Cette personne ne pouvait être que sa fille,
Barbara Escobar de Vargas qui, pendant plus de trente ans, a été complètement
dévouée à l’institution. Pendant tout ce temps, elle a compté avec le soutien de
quelques personnes qui ont également accompagné sa mère. Et elle a compté tout
spécialement avec le dévouement et l’engagement d’Inés Elvira Cuéllar de Fajardo
et de María Cristina Uribe de De la Torre, ainsi qu’avec l’aide inconditionnel
d’un groupe de volontaires qui, comme elles, ont dévoué une part importante de
leur temps au service de l’institution. Ce groupe spécial de personnes a permis
la continuité de La Casa tout en sachant l’adapter aux besoins et aux exigences
des temps actuels. Aujourd’hui, ce groupe de volontaires est également composé
de pères, mères, grands-parents adoptifs, ainsi que d’enfants adoptifs qui
apportent leur amour, leur enthousiasme et leur expérience professionnelle.
En 1978 La Casa de la Madre Soltera o Mujer Gestante (la
maison de la mère célibataire ou la mère enceinte) a été inaugurée. Cette idée
de la fondatrice, a reçu près de 2.500 femmes en charge.
L’institution a participé activement à la promotion de lois
et de normes relatives à la protection des enfants et des femmes enceintes.
Grâces à ces efforts et à ceux d’autres institutions, l’enfant adopté est
aujourd’hui reconnu par la loi colombienne en tant qu’enfant légitime avec tous
ses droits et obligations.
La Casa collabore avec des institutions de l’État dans la prise en charge
intégrale des enfants, un groupe vulnérable et déprotégé de la population.
Philosophie
Depuis sa fondation, l’institution a été conçue comme une oeuvre sociale à but
non lucratif, guidée par la mission de servir comme instrument pour que l’amour
d’un couple et celui d’un enfant puisse se retrouver. Pendant plus de six
décennies, La Casa a réussi à ce que des enfants qui n’ont pas demandé à naître,
aient le droit à un foyer. Elle a protégé, guidé et réincorporé des femmes
enceintes à la société, par le biais de programmes d’éducation et de formation
intégrale.
Notre plus grande
valeur ajoutée est la qualité du service offert jour après jour aux enfants, aux
parents adoptifs et aux femmes enceintes, en cherchant toujours une amélioration
continue et la satisfaction du devoir accompli.
Tous les services
fournis par La Casa sont gratuits.
Prix
Reconnaissances
La Casa de la Madre y el Niño est admirée par la communauté. Ses
accomplissements ont été reconnus par le gouvernement colombien, qui lui octroya
en 1967 la “Cruz de Boyacá”, la plus haute distinction du pays pour un organisme
non gouvernemental. De la même façon, la Fondation Alejandro Angel Escobar lui a
concédé le “Premio a la Beneficencia” (Prix à l’aide sociale) en 1985; la Banque
de la République lui a octroyé l’ordre Centenaire Banque de la République de
Colombie (1978) et la Sociedad de Mejoras y Ornato de Bogota lui a octroyé le
Prix Gonzalo Jimenez de Quesada (1971). En 1974 La Casa reçut les clés de la
ville de New Jersey, en 1992 l’Ordre au Mérite civil de la ville de Bogota, en
1992 l’Ordre au Mérite de l’Instituto Colombiano de Bienestar Familiar (ICBF),
en 1993 la mention de Solidarité du “Diario de Medellin” (journal) et sa
fondatrice, María López de Escobar fut reçue en 1973 comme Membre honoraire de
la Société colombienne de pédiatrie.
Pour son 50e anniversaire,
Adpostal a fait donation à La Casa d’un timbre national faisant allusion à cette
œuvre. Pour son 60e anniversaire, Villegas Editores a publié un livre
où cette maison d’édition illustre le travail développé par l’institution au
cours de ces années, avec des témoignages et des paroles de reconnaissance de la
part des enfants et des parents adoptifs des quatre coins du monde.
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